Le Matériel PureSound 

Le parc matériel du studio est utilisé au quotidien pour :

  • l’enregistrement (voix, instruments, groupes, voix off),
  • le mixage en studio,
  • le mixage en ligne,
  • et le mastering.

Le studio PureSound est équipé pour couvrir l’ensemble de la chaîne audio, de la prise de son jusqu’au mastering, en combinant outils analogiques de référence et environnement numérique moderne.
L’idée n’est pas d’aligner des machines pour la vitrine, mais de disposer d’un parc cohérent, musical et complémentaire, afin de choisir pour chaque projet la bonne combinaison micro / préampli / traitement /

Microphones

Parc de micros couvrant les besoins de la voix chanté ou voix off , des instruments, des batteries, et meme des micros de tournage, des références de studio aux modèles spécialisés.

Micros large membrane à lampes de légende (voix, sources clés)

  • Neumann U47
  • Neumann M49
  • Neumann U47 FET
  • Telefunken ELA M 251

Micros large membrane à transistors

  • Audix CX212B x2

Dynamiques

  • Shure SM57 x2
  • Shure SM7
  • Shure SM58
  • Audix I5 x2
  • Audix D2 x2
  • Audix D4 x2
  • Audix D6

Shotgun / broadcast

  • RØDE NTG3 (micro canon broadcast RF-bias, son riche et chaud, très utilisé en voix off et tournage)
  • T.Bone EM9900 (micro canon)

Rubans & petites capsules

  • RM5 Ribbon Microphone x2
  • RM700 Ribbon Microphone x2
  • Oktava MK12 x3, avec plusieurs capsules (cardioïde, hypercardioïde, omni)

Préamplis

Préamplis transistors et lampes pour adapter la couleur du son à la source : du caractère marqué au plus neutre.

Préamplis transistors (couleur)

  • Neve 1073 vintage x2 (Marinair)
  • AML ez1073 x2
  • API 312
  • SoundSkulptor MP12 x2
  • SoundSkulptor MP32 x2 comme Millennia (son très neutre)
  • Focusrite Green stéréo
  • Préamplis Focusrite 2802 x8

Préamplis à lampes

  • EMI REDD 47
  • Universal Audio UA610
  • Berlant Concertone

Préamplis plus transparents

  • Audient x8
  • Midas X16
  • Focusrite Green X2

Compresseurs, égaliseurs & mastering analogique

Section dynamique et EQ utilisée à la fois en mixage et en mastering analogique

Compresseurs & limiteurs

  • Urei 1176 rev D
  • Universal Audio 176 x2
  • Teletronix LA-2A
  • EAR 660 (Esoteric Audio 660)
  • Neve 2254 vintage
  • Neve 33609
  • SSL G-Bus Compressor
  • Focusrite Master Buss
  • Zener Limiter (EMI/Chandler TG12413)
  • Pendulum PL-2 (limiteur

Égaliseurs

  • Pultec EQP-1A x2
  • Pultec MEQ-5
  • Sontec MES-432C

Ces éléments constituent le cœur de lachaîne analogique utilisée au mixage et au mastering.

Les légendes du rack PureSound

Certaines machines du studio sont devenues, au fil des décennies, de véritables icônes des grands studios. Elles ont façonné le son de milliers de disques, des années 50 aux productions actuelles.

  • Teletronix LA-2A – le compresseur voix mythique né de la radio
    Conçu au début des années 60 par James F. Lawrence II (Teletronix), le LA-2A est issu des premiers “leveling amplifiers” utilisés pour stabiliser le niveau en diffusion radio et TV. Compresseur à lampes et cellule optique, il est apprécié pour sa compression douce, progressive et très musicale. Il est devenu un classique absolu sur les voix et les basses, au point d’être considéré comme l’un des compresseurs les plus utilisés de tous les temps en prise et en mixage.
  • EAR 660 – l’héritier moderne du Fairchild 660
    L’EAR 660, signé Tim de Paravicini (Esoteric Audio Research), s’inspire du mythique Fairchild 660 des années 50, souvent décrit comme le “graal” des compresseurs à lampes. Très rare et entièrement câblé à la main, il offre une compression profonde, dense et raffinée, recherchée pour le bus de mix et le mastering.
  • Pultec EQP-1A – égaliseur à lampes, icône des studios
    Introduit dans les années 50, le Pultec EQP-1est l’un des premiers égaliseurs de programme passifs. Il combine des filtres passifs avec un étage de sortie à lampes, ce qui lui donne ce grave profond et ces aigus soyeux caractéristiques. Son fameux “Pultec low-end trick” et son grain très musical en ont fait un des égaliseurs à lampes les plus copiés et les plus désirés des studios.
  • EMI Zener Limiter – l’ADN Abbey Road
    Le Zener Limiter est basé sur les circuits EMI des consoles TG utilisées sur des albums comme ceux des Beatles ou de Pink Floyd, et apporte un grain “British” très marqué sur les drums, les guitares le mixbusetc
  • Universal Audio 176 – l’ancêtre à lampes du 1176
    Conçu au début des années 60par Bill Putnam, le 176 est l’un des premiers compresseurs conçus spécifiquement pour le studio, avec des contrôles séparés d’attaque et de release. C’est un limiteur à lampes très coloré, ancêtre direct du 1176, mais avec un caractère plus riche et plus épais. très recherché aujourd’hui il est apprécié pour son grain sur les voix, les guitares et les batteries
  • Universal Audio 1176 – le standard rock pour voix et guitares
    Introduit en 1967 par Bill Putnam, le 1176 est le premier limiteur entièrement à transistors, utilisant un FET comme élément de contrôle. Il est devenu un standard des studios pour ses attaques ultra rapides, sa large plage de réglages et son grain très distinctif. C’est un compresseur de choix pour les voix rock, les guitares électriques et les batteries, capable aussi bien de lisser subtilement une piste que de lui donner un caractère nerveux et très présent dans le mix.
  • SSL G-Bus Compressor – la “glue” des consoles SSL
    Apparue sur les consoles SSL des années 80, la compression de bus G est devenue un outil emblématique pour “coller” un mix, notamment dans le rock et la pop. Elle apporte cohésion et énergie au bus stéréo ou au bus batterie, tout en conservant la dynamique quand elle est bien dosée.
  • Neve 1073 – le préampli qui a façonné des décennies de disques
    Introduit au début des années 70 pour les consoles Neve 80 Series, le 1073 est devenu un véritable standard des studios haut de gamme. Sa topologie classe A à transformateurs et son EQ musical ont fait de lui une référence pour les voix, les guitares et les prises critiques. Il est encore aujourd’hui considéré comme l’un des préamplis les plus influents de l’histoire de l’enregistrement.
  • Neve 2254 – la compression diode-bridge façon Neve
    Conçu à la fin des années 60, le Neve 2254 est un compresseur/limiteur mono intégré aux consoles Neve de l’époque. Il utilise un montage à diodes (diode-bridge) avec transformateurs d’entrée et de sortie, ce qui lui donne une compression dense, ferme et très typée “Neve”.

Le Graal des Micros

  • Neumann U47 – la voix des crooners et des légendes
    Présenté en 1947, le U47 est devenu l’un des micros les plus vénérés de l’histoire : Frank Sinatra, Nat King Cole, les Beatles, Ella Fitzgerald, Amy Winehouse, ou encore Lady Gaga La liste est interminable. Sa combinaison capsule / tube / transformateur lui a valu une réputation de micro “idéal” pour les voix, le son est riche et épais, avec une présence naturelle très recherchée.
  • Neumann M49 – la grande voix des années 50–60
    Introduit en 1951, le M49 est le premier micro de studio à directivité continuellement variable à distance. Utilisé massivement dans les studios européens et américains dans les années 50–60, on l’associe notamment à de grands enregistrements de jazz comme “Kind of Blue”. Son rendu plein, soyeux et enveloppant en fait encore aujourd’hui une référence pour les voix et les cuivres.
  • Telefunken ELA M 251 – la star des grandes productions
    Développé à la fin des années 50 par AKG pour Telefunken, l’ELA M 250/251 est souvent cité comme l’un des plus beaux micros jamais conçus. Il est réputé pour son équilibre entre clarté, chaleur et détail, et reste très recherché pour les grandes voix et les productions haut de gamme.
  • Console, conversion & environnement numérique

    Console

    • Focusrite 2802 – console hybride permettant la gestion des préamplis, la sommation analogique, le monitoring et le contrôle de la station de travail, pour intégrer l’analogique au flux numérique de manière fluide

    Convertisseurs

    • Antelope Orion (convertisseur multicanal)
    • Mytek Stereo 192 ADC

    Station de travail & plug-ins

    • Pro Tools
    • UAD, FabFilter, Waves, Plugin Alliance, Oeksound, Soundtoys, LiquidSonics, etc.

    Monitoring & casques

    Monitoring de référence pour prendre des décisions de mixage et de mastering fiables.

    Enceintes

    • ATC SCM25 Pro
    • 2 subs custom 12″ (Hypex amplification)
    • Auratone (écoute secondaire)

    Casques

    • Sennheiser HD600
    • Beyerdynamic DT770 Pro x3
    • Beyerdynamic DT880 Pro
    • Sennheiser EH350

    Backline, DI & guitares

    Backline disponible pour les sessions d’enregistrement guitare/basse et les séances de reamping.

    • Amplis guitare, dont Fender 5E3 modifié
    • Collection de pédales (klon centaure, boss ds1, chase tone secret preamp, Big muff, Rat
    • haut-parleurs vintage (Celestion greenback g12M de 1969, Paire de G12H 1973 équipé des célèbres cones Pulsonic, ce sont les Hp guitare les plus recherché de l’histoire)
    • DI à lampes REDDI, inspirée du son des amplis Ampeg B-15, très utilisée pour donner aux basses un grave riche, plein et chaleureux, proche de la sensation d’un vrai ampli.
    • Possibilité de reamping à partir de pistes DI

    Une histoire de passion et de DIY

    Derrière ce parc matériel, il y a une histoire très personnelle.

    Après ma formation d’ingénieur du son en 2009, je n’avais quasiment aucune expérience en soudure ou en électronique. J’ai pourtant très vite compris que pour pouvoir faire des enregistrements de haute qualité, il fallait accéder à du matériel haut de gamme, bien au-delà de mon budget de départ. La solution s’est imposée naturellement : le DIY. J’ai commencé par des projets simples, comme des préamplis à transistors, puis je me suis progressivement tourné vers des compresseurs, des égaliseurs, des DI, et des machines de plus en plus complexes, avec des composants rares que je devais souvent commander aux États-Unis. Certains projets m’ont demandé plusieurs années rien que pour rassembler toutes les pièces nécessaires. Fabriquer ce matériel, apprendre chaque référence, chaque composant, chaque topologie de circuit m’a fait prendre conscience à quel point connaître un appareil de l’intérieur change la façon de l’utiliser en session.

    La plupart de ces projets exigent énormément de patience et de dévouement. Le Sontec MES-432C, par exemple, m’a demandé de souder plus de 2 000 résistances entre le circuit imprimé et les switchs crantés. C’est un travail extrêmement répétitif et minutieux, mais ce type de projet illustre bien ma manière de faire : prendre le temps nécessaire, ne rien bâcler et aller au bout, quelle que soit la complexité. Au fil des années, j’ai fabriqué plusieurs paires de Pultec, des LA-2A, des 1176 et d’autres machines que j’ai parfois revendues pour financer les maillons suivants de la chaîne audio. Une grande partie du parc matériel du studio a été construite ou rendue possible grâce à ce cycle : concevoir, assembler, utiliser, parfois revendre pour avancer.

    Ce travail s’est accompagné d’un énorme temps de recherche : comprendre quels sont les composants importants, quels transformateurs utiliser, comment rester au plus proche des circuits originaux, tout en s’assurant d’une fiabilité moderne. Au fil du temps, j’ai constitué une vraie culture du hardware, autant théorique que pratique. Aujourd’hui, le fait d’avoir assemblé moi-même une grande partie des machines me donne une connaissance très fine de leur comportement : je sais comment elles réagissent, où elles saturent, comment elles colorent le son. C’est un atout concret au moment d’enregistrer, de mixer ou de masteriser, car je peux aller chercher précisément le résultat souhaité, sans tâtonner.
    Pendant plus de quinze ans, j’ai acheté, testé, revendu, remplacé des dizaines de machines pour finalement arriver à mon set up parfait, chaque machine a une fonction claire, en termes de son et de workflow et qui sert au mieux la musique que l’on me confie.

    Cette philosophie s’est prolongée dans la construction du studio lui-même. Les travaux ont duré près de deux ans : refonte complète du toit, gros œuvre, structure bois, électricité, conception et mise en place des traitements acoustiques, calculs et mesures, fabrication des panneaux, finitions tissu, déco, éclairage, câblage, puis calibration et optimisation fine du système d’écoute. Chaque étape a été réfléchie avec le même niveau d’exigence que pour les machines. Le studio PureSound est le résultat de ce long processus : un lieu construit sans concession, pensé dans le détail, entièrement au service de la musique que l’on y enregistre, mixe et masterise.